Interview
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Paroles de parents : autisme et troubles de l'oralité

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Valérie, mère de Thomas. Valérie a 37 ans, elle était secrétaire juridique mais a arrêté de travailler à la naissance de son fils unique. Elle vit en Île-de-France avec son conjoint et leur fils qui présente un TSA. Le diagnostic de trouble du spectre autistique a été posé il y a 2 ans par le pédopsychiatre du CMP de leur commune. Thomas est un petit garçon de 6 ans, scolarisé en classe de CP en école ordinaire. Il est non-verbal et utilise le PECS pour communiquer. Il est suivi en orthophonie depuis 3 ans à raison de 2 séances par semaine : une séance pour la communication et une séance pour l’oralité.

Bonjour Valérie, merci d’avoir accepté de partager votre expérience avec nous. Pouvez-vous nous expliquer comment s’est déroulé le parcours diagnostic de Thomas ?


Thomas est un petit garçon très calme et obéissant. Il ne me pose aucun problème de comportement. Il comprend tout ce que je lui dis et coopère très facilement. Le plus difficile pour son père et moi c’est de ne pas toujours comprendre ce qu’il veut nous dire. Quand il montre de l’angoisse, de la peur, de la frustration, de la colère, nous ne pouvons que nous en référer à la déduction pour comprendre son comportement, c’est à force de comportements répétés dans des contextes similaires que nous pouvons comprendre ce qu’il ne tolère pas ou ce qui lui fait peur. 


C’est de cette manière que j’ai compris que Thomas présentait un trouble de l’oralité. J’étais très étonné qu’un petit garçon qui ne présente aucun trouble du comportement soit autant perturbé durant les repas. Durant les repas, Thomas était souvent en opposition, il refusait la grande majorité des aliments que je lui proposais. J’étais très inquiète car j’avais peur qu’il ait des carences. Il ne mangeait quasiment aucun fruit naturel et très peu de légumes. Il acceptait certaines viandes mais pas de poisson ni d'œuf. L’expression de son trouble pouvait être très surprenante. 

Par exemple, il adore le pain frais mais auparavant, il n’acceptait que le pain de notre boulangerie habituelle, si le pain venait d’une autre boulangerie, il le sentait et refusait de le manger. J’en ai alors discuté avec son médecin qui m’a orienté vers une orthophoniste et c’est elle qui a posé le diagnostic de troubles de l’oralité. A ce moment-là, le diagnostic de troubles du spectre autistique n’était pas encore posé. 


Quand j’ai consulté une orthophoniste pour la première fois, elle m’a posé de nombreuses questions sur l’alimentation et le comportement s…

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