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Maladie de Parkinson et entraînement cognitif : quelle efficacité ?

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La maladie de Parkinson est une maladie fréquente, survenant chez des sujets jeunes, dont le retentissement moteur bien connu s’accompagne souvent de troubles cognitifs sous-corticaux-frontaux dont l’impact est significatif sur la qualité de vie des patients. Devant l’inefficacité des médicaments antiparkinsoniens sur ces troubles cognitifs, de nombreuses équipes se sont intéressées à l’utilité d’une stimulation cognitive chez ces patients tout à fait capables de participer à des séances d’entraînement cognitif (le plus souvent lors d’exercices informatisés), seuls ou accompagnés par des professionnels de santé.

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Les troubles cognitifs de la maladie de Parkinson : fréquents mais méconnus


La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative débutant vers 55-65 ans et dont les troubles moteurs (akinésie, rigidité extrapyramidale et parfois tremblement de repos) deviennent progressivement invalidants. L’existence de troubles cognitifs a été plus tardivement reconnue : ils concernent autour de 30 % (24 % à 36 % selon les études) des patients au début de la maladie alors que 50 % des patients seront touchés après 5 ans d’évolution. Une démence pourra affecter près de 30 % des patients, principalement des patients âgés, avec hallucinations, et dont les troubles moteurs commencent à échapper aux traitements.


Les plaintes des patients sont modestes, ils se disent débordés lors de tâches qui ne leur posaient aucun problème auparavant ou bien d’être moins performants dans la réalisation d’activités quotidiennes. Sans être « déments » comme le sont les patients ayant une maladie d’Alzheimer, les patients parkinsoniens sont moins efficaces au travail et face aux nouveautés. Bien qu’ils altèrent nettement leur qualité de vie et alourdissent le fardeau des aidants, ces troubles cognitifs restent souvent méconnus, la lenteur cognitive étant souvent confondue avec le ralentissement moteur, alors que la bradykinésie s’associe à une réelle bradypsychie.


Les troubles cognitifs s’apparentent à un syndrome sous-cortico-frontal car ils résultent du dysfonctionnement du cortex préfrontal dont l’innervation dopaminergique afférente est altérée. Des études fines en IRM ont montré une atrophie du cortex préfrontal et des régions limbiques chez des patients évolués, confirmant la réalité anatomique de ces troubles cognitifs qui ne relèvent pas que des troubles moteurs ou de la dépression souvent présente. De ce fait, l’examen des fonctions exécutives est capital (Dujardin & Defebvre, 2007) : il retrouve un ralentissement psychomoteur, une altération précoce de …

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