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Livres et lecture : utiles ou dangereux ?

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Le titre est aussi provocateur que la réponse est évidente. Comme la langue pour Ésope, les livres sont aussi bien utiles que dangereux. Avec les mêmes lettres de l’alphabet, l’impact des Souffrances du jeune Werther de Goethe et celui de Mein Kampf d’Hitler sur la société allemande n’ont pas été les mêmes ! Lire est bénéfique pour le cerveau, les livres sont utiles à tous les niveaux, mais ils induisent parfois des comportements étranges chez les lecteurs.

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Quoi de commun entre Alexandre le Grand et Saint Ambroise ?


Lire est une activité cognitive sophistiquée dont l’apprentissage est complexe et la maîtrise incertaine. La lecture est apparue avec l’invention de l’écriture il y a 6 000 ans, mais sa maîtrise n’a longtemps concerné qu’une petite partie des populations. La complexité de la lecture était aussi reflétée par le fait que jusqu’au Haut Moyen Âge, la lecture se faisait à haute voix, au point que les contemporains d’Alexandre le Grand (IVe siècle avant JC) et de Saint Ambroise, évêque de Milan (IVe siècle après JC) s’étonnaient de les voir lire en silence. En Occident, on lisait à voix haute parce que les mots écrits n’étaient pas séparés par des espaces, aussi bien les textes épigraphiques que les manuscrits grecs et latins (scriptio continua). Lente, laborieuse et peu intuitive, la lecture s’aidait de l’oralisation. Vers les VIIe et VIIIe siècles, les moines copistes irlandais eurent l’idée d’introduire systématiquement des espaces entre les mots, ainsi que la ponctuation. Cette innovation toute simple (qualifiée de style insulaire) diffusa dans toute l’Europe car elle rendait la lecture plus rapide et supprimait l’obligation de décryptage à voix haute, la lecture devenait ainsi rapide et silencieuse. Pour le chercheur Paul Saenger, l’impact de la séparation des mots a même été globalement supérieur à celui de l’introduction de l’imprimerie.



Il vaut mieux savoir lire… et lire !


Au XVIIIe siècle, 60 % des Écossais savaient lire quelques mots et signer leur nom. En tant que Hussards de la (IIIe) République, nos instituteurs, maintenant dénommés professeurs des écoles, ont diffusé lecture et écriture, symbole d’élévation sociale et professionnelle…

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