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L’étude de la dyscalculie du laboratoire à la salle de classe : une perspective pour les sciences de l’apprentissage

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Cet article est un résumé de l' article source "Laurillard, Diana & Butterworth, Brian. (2016). Investigating dyscalculia from the lab to the classroom : A science of learning perspective". Cet article a pour objectif de faire le lien entre les neurosciences, l’éducation et la psychologie autour de la dyscalculie. L'idée est de recenser les résultats de récentes études en neurosciences permettant une compréhension relative du concept (ici la dyscalculie), l’impact de ces résultats sur les processus d'apprentissage, et d’envisager ensuite une application pédagogique en salle de classe.

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L’article revient sur la notion de dyscalculie et sur les débats autour de la définition précise du trouble tel que décrit dans le DSM 5. Dans cette classification internationale, le terme “dyscalculie” n’y figure pas et les difficultés sont regroupées sous le chapitre des autres troubles des apprentissages. Y sont mentionnés tous les critères d’exclusion que nous connaissons (dépression, anxiété, faible QI, déficience sensorielle). L’article oppose cette perception du trouble avec la vision des difficultés dans le domaine des neurosciences, qui s’attache à comprendre réellement la ou les causes des difficultés dans l’apprentissage de l’arithmétique au-delà des simples manifestations observables.


L’article décrit deux études ayant mis en place des protocoles d’investigation de la dyscalculie : la première adressée à des enfants de 9 ans, la deuxième étant une étude longitudinale adressée à des enfants de la maternelle à 11 ans.

À l’appui d’études antérieures (voir références dans l'article source), il s’avère que les temps de réponses à des activités numériques simples sont de bons prédicteurs des compétences arithmétiques plus générales. En effet, les sujets dyscalculiques utilisant majoritairement une stratégie de comptage, cette dernière les rend particulièrement lents.


- Dans la première étude (Landerl, Bevan & Butterworth, 2004) les sujets ont été sélectionnés par des enseignants à partir de leurs résultats à une tâche d’arithmétique chronométrée (ex : que font 3+8), en choisissant les enfants à -3ET des performances des sujets du groupe contrôle. Quatre groupes ont alors été constitués :  1/ les sujets dyscalculiques 2/ les sujets dyslexiques 3/ les sujets présentant un déficit mixte 4/ les sujets du groupe témoin apparié en sexe, âge, classe.


Les 4 groupes ont participé à des épreuves d’énumération chronométrée d’affichage de points (jusqu'à 9), et de comparaison de magnitude (sélection du plus grand chiffre parmi 2).


Les résultats montrent que le groupe dyscalculique et celui présentant un double déficit obtiennent de moins bons résultats que les sujets témoins mais ce n’est pas le cas pour le groupe de s…

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