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Les mémoires exceptionnelles (3/5) : les mémoires encyclopédiques

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Très tôt, l’homme a compris l’avantage d’une mémoire exceptionnelle, et certains individus célèbres ont impressionné leurs contemporains par leurs extraordinaires capacités de mémorisation ou par l’invraisemblable quantité de savoirs accumulés.

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Les mémoires encyclopédiques : ceux qui apprennent beaucoup


Thémistocle (528-462 av. J-C), l’homme d’état athénien vainqueur des Perses à Salamine, connaissait le nom de chaque citoyen athénien, ce qui devait représenter quelques milliers de personnes. Cicéron a vanté son exceptionnelle mémoire, « Rien de ce qui entrait dans l’esprit de cet homme n’en sortait plus jamais ! », mémoire qui devenait vite un handicap « Je retiens même ce que je ne veux pas retenir ; et je ne peux pas oublier ce que je veux oublier. » Accablé de tant souvenirs, Thémistocle disait aussi « Je suis davantage intéressé par l’art de l’oubli » que par celui de la mémorisation, car peu lui importait de rajouter une mémoire artificielle à son étonnante mémoire spontanée.


Dans son ouvrage Naturalis Historia, Pline l’Ancien (23-79) rapporte d’autres exemples : le roi de Perse Cyrus connaissait le nom de ses 100.000 soldats ; le lendemain de son arrivée à Rome, Cinéas, ambassadeur du roi Pyrrhus, parvint à mémoriser le nom de tous les sénateurs et de tous les chevaliers romains ; le général romain Publius Scipion connaissait le nom des 35.000 soldats de son armée ; enfin, Mithridate Eupator rendait la justice dans les vingt-deux langues parlées dans son royaume.


Quittons l’Antiquité pour le Moyen Age et la Renaissance. De Saint Thomas d’Aquin (1226-1274) on disait qu’« il n’oubliait jamais rien de ce qu’il lisait », il parcourait les monastères italiens pour lire et mémoriser les manuscrits de leurs bibliothèques. De Pic de la Mirandole (1463-1494), Blaise Pascal disait qu’« il était capable de discourir de toute chose connaissable », ce à quoi le perfide Voltaire rajoutait « et de quelques autres en plus ! » C’est également Voltaire qui doutait qu’il eût pu maîtriser vingt-deux langue…

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